Femme de people, épisode 5 :

Faire l'amour (avec une star)...

Résumé : En réalisant qu’elle venait de sauver la vie de Michael Owen, Alice n’a pas réfléchi à deux fois et invité l’acteur au moulin de Sophie…

J’ai pris du linge sec, des serviettes propres et conduit « Mike » jusqu’à la salle de bains du haut. Quand j’ai refermé la porte, il n’avait toujours pas décroché un mot. Comme il commençait à se faire tard, j’ai préparé un lit dans la chambre de Sophie, et je suis descendue prendre une douche en emportant un jean et un pull. Ma trousse de maquillage, aussi. Devant le miroir, en me faisant les yeux, je me suis trouvée ridicule. Tellement hors concours que, même moi, j’étais pliée en quatre. Je restais assez fière de mon petit exploit. Sauver la vie de Michael O., alors que les deux tiers de la planète se demandaient où il était passé, c’était quand même pas rien.


Dans la cuisine, j’ai pioché de quoi nous faire à dîner : saucisson, omelette aux herbes, salade de tomates et fraises. Comme la star n’arrivait toujours pas, je me suis allumé une clope et servi un verre de vin. Au deuxième, je me suis décidée à monter. Michael Owen était assis, prostré, contre la baignoire, entièrement nu. Je ne sais pas si j’ai rêvé, mais, à ce moment-là, il m’a semblé qu’il pleurait. J’ai pris une serviette, l’en ai recouvert et lui ai, tout doucement, caressé les cheveux. Ses bras se sont aussitôt agrippés à moi. Je l’ai serré fort. Mike a lentement relevé la tête, en me fixant de ses yeux verts. Quand ses lèvres ont touché les miennes, je n’ai pas tout de suite basculé. Je pensais à Cate, Svetlana et toutes ces bombes que je n’étais pas. Je pensais à mes seins — tout petits —, mes hanches trop larges, mes cuisses qui commençaient à sérieusement gondoler. Quand j’ai senti sa langue, son goût de sel et de pain chaud, je n’ai plus rien calculé : après tout, s’il en avait envie, moi aussi ! Michael était beau de partout : 1, 93 m, des épaules rondes, un torse large, mais pas trop, des jambes longues, musclées, et des fesses, ah, des fesses... tellement incroyables que j’aurais voulu les sculpter ! Je n’arrêtais pas de m’extasier, bizarrement, il riait comme un enfant, rougissait : « Arrête !, chuchotait-il. Le trésor, c’est toi ». Et il me reprenait dans ses bras. Pendant dix jours et dix nuits, on ne s’est plus décollé l’un de l’autre. La nuit, on s’aimait dans la chambre du loir. Le jour, on jouait à cache-cache, tout nus, dans le bois aux chevreuils. On mangeait, on buvait, et on recommençait. Seuls dans notre île, on était comme des petits animaux sauvages. Libres, affranchis, inconscients. Trop inconscients.



Publié sur elle.fr le 11 août 2015