Femme de people, saison 2, épisode 8 : 

Rira bien qui rira le dernier

Résumé : Parce qu'elle a vu ce qu'elle ne devait pas voir, Alice se voit proposer un drôle de marché concocté par l'agent de Michael...


Me fiancer à Michael pour acheter mon silence, ah, l’était chouette, le plan de Donna ! Bien ficelé et bien tordu — comme elle, quoi ! Fallait quand même être sérieusement attaqué côté relationnel, estime de l’autre et de soi, pour envisager un truc pareil. Au moins, je savais ce que j’avais qu’elle n’avait pas : dans sa vie, l’avait pas dû beaucoup être aimée, la harpie ! Elle devait pas s'aimer beaucoup, non plus. Même si je m’en doutais déjà très fort, c’était toujours bon d’en avoir la confirmation : qui sait si, un jour, ça ne me servirait pas ? Ce qui me perturbait plus dans l’histoire, c’est que Mike laisse faire, qu’il accepte sans broncher qu’on décide de sa vie, de sa vie amoureuse qui plus est, et de la mienne par-dessus le marché ! Etait-il, lui aussi, handicapé du cœur ? S’aimait-il trop ? Ou s’aimait-il si peu qu’il laissait sciemment son agent bousiller toutes ses relations ?

Cela faisait même pas deux mois qu’on s’était rencontrés, moins de trois semaines qu’on vivait ensemble. Autant dire qu’on ne se connaissait pas, ou à peine. L’intimité, bien sûr, ça dit beaucoup de choses de l’autre, de ses désirs, de ses blocages. Vu la façon dont il m’aimait, sa curiosité, son attention, sa tendresse, Michael n’avait rien de verrouillé... En même temps, faut-il complètement se fier au corps, à ce qu’il nous fait éprouver, à plus forte raison quand on est face au corps d’une star adulée dans le monde entier ?! Je cherchais dans ma tête des moments, des gestes, des paroles qui m’auraient blessée : je n’en trouvais pas. Quand on était tous les deux, tout était toujours délicieux, drôle, inattendu — nourrissant, aussi : Mike était dingue de littérature et d’ethnologie (il était intarissable sur le sujet). C’est quand on n’était plus seuls que ça se compliquait. Notre sortie chez Astier avait viré à la curée. Quant à son entourage, ce que j’en avais vu, difficile de faire pire. L’expérience m’a prouvé qu’on ne s’assemble jamais par hasard, que nos amis, si différents qu’ils puissent paraître, reflètent toujours un ou plusieurs aspects de notre personnalité. Y avait-il en Michael du Donna et de l’Evangelina ? Il y avait forcément un peu de Donna puisqu’il avait accepté son idée de fiançailles... De deux choses, l’une : soit Mike me croyait intéressée, et cela voulait dire qu’il ne m’aimait pas. Soit il me croyait sincère, et potentiellement assez folle, ou un peu truffe, pour marcher dans la combine — à moins, bien sûr, de la faire capoter. Pour régler le problème et savoir ce que Mike avait dans le ventre, j’avais mon idée. Sans le savoir, Donna m’avait offert l’occasion de montrer de quoi j’étais capable. A mon tour de rigoler !