Femme de people, saison 2, épisode 4 : 

Surprises are coming

Résumé : Alors que l'agent artistique de Mike leur a ordonné de se faire discrets, Alice et son célèbre amoureux sortent faire du shopping et se retrouvent coincés dans une boutique cernée par la presse et la foule.

 

J’avais repéré au fond de la boutique une porte qui donnait sur la cour de l’immeuble. Je ne l’avais pas dit à Mike, histoire de ne pas aggraver mon cas, mais « Le Carnet enchaîné » avait ses bureaux juste là. Comment réagiraient-ils, à la rédaction, s’ils apprenaient qu’on était coincés trois étages plus bas ? On était mardi, ils avaient déjà bouclé, c’était déjà ça de gagné. Foutu pour foutu, j’ai tenté le tout pour le tout, j’ai appelé André pour qui j’avais pigé deux-trois fois : « Bouge pas, je descends ! » Michael me fixait d’un air désespéré : « Est-ce que tu sais vraiment ce que tu fais ? » André est arrivé, nous a dévisagés, a éclaté de rire : « Allez, souriez : on a une voiture dans la cour qui doit partir livrer le journal, vous allez grimper dedans ! A charge de revanche, hmmm ? » J’ai embrassé André, on s’est engouffré à l’arrière de la fourgonnette en se casant comme on pouvait au milieu des liasses de journaux. « C’est bon, on est bien installés ?, a lancé le chauffeur en se marrant. Z’inquiétez pas, j’ai l’habitude, si je vous racontais tout ce que j’ai pu faire en trente ans… » Julien nous a laissés vers la Bourse, on a échangé nos numéros pour qu’il vienne dîner un soir avec sa femme, et on a sauté dans un taxi pour rentrer. En arrivant rue du Pré-aux-Belles, on n’avait qu’une envie : ouvrir une bouteille de vin, manger et nous coucher.

Comme il faisait doux, Mike a proposé de dîner dans le jardin : « T’inquiète, je m’occupe de tout ». Je suis montée, du coup, prendre un bain. Je repensais à la journée, à Julien, André — sans eux, qu’est-ce qu’on aurait fait ? Que fallait-il faire pour éviter que ça recommence ? On n’allait quand même pas vivre enfermés ! Et moi, dans tout ça, qu’est-ce que je devenais ? Il était hors de question que je me fasse entretenir : je voulais travailler. Maintenant que j’étais la girlfriend de Michael Owen, sûr que j’allais avoir droit à des propositions fabuleuses toutes plus intéressées les unes que les autres. Très peu pour moi : j’ai pas choisi d’être journaliste pour renvoyer l’ascenseur et passer les plats. L’heure tournait, j’ai enfilé un jean, un T-shirt et suis descendue, vite fait. Dans le jardin, il y avait des cris et des rires. Mike n’était pas seul. Un homme et une femme étaient avec lui. La dernière fois que je les avais vus, c’était à la une de « Vanity ». J’ai respiré un grand coup et sorti mon plus beau sourire : c’est pas tous les jours qu’on a chez soi Evangelina Belle et Matt Bid.