La revue de presse people et pas bête

 

Kate et le petit pot de beurre, Nicolas Hulot et le gros pot de sucre

Mais aussi  la drôle d’addition post-funérailles de Céline Dion, l’étrange orchestre de Mme Valls, la non-affaire Jeannette Bougrab, Lena Dunham éditrice, comment on fait pour dormir dans le lit d’Arianna Huffington et, et, et… le film inédit et impossible d’Orson Welles ! Crunchy et fondante, la revue de presse !


 

« La reine et Kate. Elisabeth II lui montre le chemin et la protège », titre Paris-Match. « Kate : enfin ses premières confidences », annonce Gala en une… Ma, mais qu’est-ce qui se passe ? Les people n’ont rien trouvé d’autre à nous mettre sous la dent, cette semaine ? Avec une affiche pareille, on n’a plus qu’à ressortir le tricot, faire de la confiture et remettre un napperon sur la télé. On peut aussi se faire une tisane et arrêter de s’épiler, tant qu’on y est ! On n’a rien contre un peu d’actu « royale » de temps en temps, quand c’est folklore, que ça détend… encore faut-il qu’il y ait une actualité… CQFD.


Les « confidences » de Kate

Le 21 avril, c’est vrai, Elizabeth II fête ses 90 ans. Tenir le manche comme elle le fait, à l’âge qu’elle a, et depuis soixante-quatre ans (soixante-quatre ans !), en soi, c’est un sacré événement. Mais bon, c’est un peu dans quinze jours, cette affaire… Pour trouver des choses à dire, du coup, faut « tartiner », mettre une grosse couche de beurre, avec un supplément crème, s’il vous plaît ! On ne va prendre qu’un seul exemple, hein, parce qu’on va pas y passer trois heures : les « premières confidences » de Kate, dans Gala, qui sont en fait extraites de l’émission spéciale que la chaîne ITV a consacrée à Liz pour son anniversaire. Attention, scoop !??? Savez-vous ce que Kate a offert à la reine pour son premier réveillon « royal » ? Un « chutney « home made » ». Wow, incroyable ! Et ? Et « ledit pot de chutney, posé par Elisabeth II herself » s’est retrouvé le lendemain sur la table du petit-déjeuner. Pas possible ! « Ce geste a infiniment compté pour moi !, raconte la princesse, d’après Gala. Cela montre tout simplement combien la reine est attentionnée envers tout le monde ». Ca tient à pas grand-chose, tout de même, l’attention que Queen Liz a envers les autres, hmmm ? Dans le genre grosse confidence, on a fait mieux, vous trouvez pas ?


Kate et William menacés par l’Etat islamique ?

Heureusement, The Sun est là, pour nous coller des frissons ! « Will et Kate sous la menace terroriste », titrait le quotidien, dans son édition de jeudi. Ah bah, ah bah, qu’est-ce que c’est que cette affaire-là ? A la veille du voyage en Inde de Kate et William — ils arriveront dimanche à Bombay —, trois « extrémistes pakistanais » auraient, d’après The Sun, franchi la frontière, avec l’aide d’un « terroriste indien ». D’après la police locale, ils circuleraient à bord d’une « voiture bourrée d’armes, d’explosifs et peut-être de gilets-suicide ». Bombay et Delhi, où doivent séjourner les « royaux », font partie des « cibles potentielles », avec Goa, indique la même source. Malgré l’avertissement, le couple, aux dernières nouvelles, a maintenu sa visite officielle. On est royal, ou pas.


Céline Dion : la drôle d’addition

Et sorti de Kate, de William et de Queen Liz, quelles nouvelles sur la planète people ? Fraîchement séparée, Jenifer est « libre comme jamais », titre Closer. Ca, c’est de l’info, bébé ! « Karine Ferri : son bébé est arrivé ! », s’exclame Voici en une. Youpi ! En attendant, on se met quoi, sous la dent ?

Pour  « se nourrir », faut creuser — aller, d’abord, en pages intérieures, dans Gala, par exemple. Derrière sa sage couverture sur Kate, le people sort une info qui gratte, qui urtique et qui fait tache. Le mag a-t-il plus de courage — ou de moyens ? — que ses petits copains ? Il est en tout cas le seul à faire cas de la drôle d’addition — 470 000 euros — que la société de production de Céline Dion a présentée au gouvernement québécois pour l’organisation des « funérailles nationales » de René Angelil. « Interrogé sur ce sujet par l’AFP, indique le journal, François Caouette, le porte-parole du ministère des Relations internationales, a indiqué que le gouvernement québécois n’en couvrira que 33 000 euros ». L’addition est en effet « dix fois supérieure au coût moyen des funérailles nationales « classiques » », explique la Montreal Gazette. Qui précise, ce faisant, que les Productions Feeling « n’ont pas souhaité commenter ni confirmer l’information ». Hou, ça jette un froid, tout ça !


David Guetta, résident fiscal à Dubaï

L’argent et les sentiments ne font jamais bon ménage… C’est assez curieux — est-ce le fruit du hasard, de coïncidences « fortuites » ? —, en cette semaine marquée par l’affaire « Panama Papers », deux gros dossiers « people & fric » sont apparus. On ne pense pas, ici, à David Guetta, dont Closer nous apprend qu’il est « résident fiscal à Dubaï, (…) une terre d’asile pour milliardaires où la fiscalité est aussi douce que la température ». On pense plutôt à Jeannette Bougrab et Anne Gravoin — la femme, oui, du Premier ministre, Manuel Valls. Bizarrement, ce n’est pas la presse people qui en parle, mais la presse dite « sérieuse ». Enfer et damnation ! Ces affaires seraient-elles donc graves ?


« Il n’y a pas d’affaire Jeannette Bougrab »

Mercredi, Le canard enchaîné balançait un gros pavé dans la mare. D’après l’hebdomadaire satirique, l’ex-secrétaire d’Etat à la jeunesse et à la vie associative sous Nicolas Sarkozy, nommée, sous François Hollande, conseillère culturelle à l’Institut de France d’Helsinki après les attaques dont elle avait fait l’objet au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo, exercerait un « management brutal et aléatoire » contre « son personnel ». D’après l’hebdo, Jeannette Bougrab aurait également invité la violoniste Anne Gravoin, Mme Valls à la ville, à venir se produire à l’Institut français d’Helsinki qui aurait pris en charge tous ses frais. « C'est le rôle d'un conseiller diplomatique que d'organiser ce genre d'événements, a réagi le porte-parole du Quai d’Orsay, d’après Le Parisien. (Jeannette Bougrab) travaille au prestige de la France en diffusant le débat d'idées et en faisant connaître les intellectuels français». En clair, conclut le quotidien : « il n’y a pas d’affaire Jeannette Bougrab ». Okeye. Bien noté, le Quai d’Orsay.


Y a-t-il une affaire Anne Gravoin ?

Mauvaise semaine pour l’épouse du Premier ministre ! A l’heure où Le canard enchaîné évoque le concert tous frais payés de la violoniste à Helsinki, L’Obs se fend d’une grosse, méchante enquête sur l’orchestre qu’elle dirige, l’Alma Chamber Orchestra. « Autour de l’orchestre graviterait une galerie de personnages mystérieux », résume Closer. Parmi eux, « Zouhir Boudemagh, le financier à l’origine de sa création », mais aussi, entre autres, un « marchand d’armes ». Mauvais caramel ! Et tout ça, en plus, sort pile poil au moment où Emmanuel Macron annonce la création d’un « mouvement politique nouveau » baptisé « En marche ! » Vous parlez d’un pataquès ! 


Nicolas Hulot président ?

Mais il n’y a pas qu’Emmanuel Macron qui soit sorti du bois, cette semaine, il y a aussi… Nicolas Hulot ! VSD nous l’apprend, en effet, l’écologiste « pourrait vouloir présider au destin de la France en 2017 ». Rien n’est encore décidé, précise l’hebdo, qui indique qu’on en saura plus « après l’été, date à laquelle l’écologiste devra avoir pris une décision. Définitive ». Vu l’état de débandade, on comprend que Hulot soit tenté… L’a, comme qui dirait, un boulevard devant lui.


Florence Hulot, première dame ?

Signe que l’écolo est motivé, sa femme, Florence, a reçu VSD dans leur maison, à Saint-Lunaire. Jean, doudoune, grosse écharpe et large sourire, Mme Hulot, on le sent tout de suite, n’est pas du genre à traîner dans les défilés haute couture — comme l’a beaucoup fait, remarque Closer, Brigitte Macron, dernièrement… L’allure sportive, tonique et saine, elle a tout de la militante écolo. A Saint-Lunaire, où elle est conseillère municipale, elle aurait aimé, dit-elle, « supprimer la circulation automobile » et « organiser le ramassage des ordures avec des chevaux ». Une verte, une vraie, quoi — qui n’a d’ailleurs pas attendu son mari pour avoir des « convictions » : « J’avais sept ans, dit-elle à VSD, lorsque j’ai remporté mon premier concours de ramassages de sacs en plastique ». L’a bien trouvé sa moitié, Nicolas…


Lena Dunham éditrice

Et côté culture, quelles nouvelles ? « Lena Dunham étend son empire », titre Vulture, pas fan de « Girls », visiblement… C’est vrai que Lena Dunham n’arrête pas. Après la série qui l’a rendue mondialement célèbre, l’écrivain, qui est aussi scénariste, actrice, réalisatrice et productrice, a lancé le site Lenny avec sa copine productrice Jenni Konner. Elles y partagent tout ce qu’elles aiment — et n’aiment pas — en matière de culture, de style et de politique. Nouvelle étape, officialisée cette semaine, comme l'explique donc Vulture : le duo a décidé de lancer sa propre maison d’édition, en partenariat avec Random House. Son nom ? Lenny, tout bêtement. L’objectif ? « Faire avancer le débat, avec de l’esprit et du style », annonce Dunham, en toute simplicité.


Dormir dans le lit d’Arianna Huffington

Et puisque nous parlons livres, Arianna Huffington, la créatrice du Huffington Post, vient d’en publier un, « The Sleep Revolution » (« La révolution du sommeil »), toujours chez Random House. Après des années passées à dormir trois heures par nuit, la businesswoman a décompensé sévère et découvert les bienfaits du dodo, voilà, en gros, pour l’argument. Est-ce pour faire monter la sauce ? The Guardian nous apprenait jeudi qu’Arianna avait lancé une drôle d’opération promo, pour faire un peu de tam-tam autour de son livre. Ceux qui le souhaitent peuvent en effet s’inscrire à un tirage au sort pour gagner une nuit… dans sa chambre ! Oui, oui, dans sa chambre, pour dormir dans son lit ! Vous pouvez vérifier, c’est sur airbnb et c’est ici !


Le film inédit d’Orson Welles sortira-t-il de sa boîte ?

Le verrons-nous un jour ? A sa mort, en 1985, Orson Welles a laissé un film inachevé, réalisé entre 1970 et 1976, intitulé « The Other Side of the Wind », dans lequel jouent, notamment, John Huston et Dennis Hopper. Pour le restaurer, rapporte The Guardian, une campagne de crowdfunding a été lancée, soutenue, entre autres, par Clint Eastwood, Steven Soderbergh, Wes Anderson et Sofia Coppola. 406 605 dollars (357 000 euros, environ) ont ainsi été récoltés. Parfait… sauf que l’ex-compagne de Welles, l’actrice Oja Kodar, après avoir donné son accord, refuse maintenant de donner les négatifs du film ! Furieux, les crowdfunders réclament, du coup, d’être remboursés. La belle aventure s’arrêtera-t-elle là ? Aux dernières nouvelles, toujours d’après The Guardian, Netflix aurait proposé de « boucher le trou » pour financer la restauration du film et de réaliser, parallèlement, un documentaire sur son histoire. Malin, Netflix ! Reste plus qu’à convaincre Oja de lâcher les néga, hmmm ? Bon week-end, les lapins, profitez bien !